« Je m’appelle Morgane, j’ai 27 ans, je vis à Pessac en Gironde, et je suis la fondatrice de Grogne.

Aujourd’hui, je vous présente Roxie, une bouledogue continental de 3 ans et demi. »

Pourquoi avoir choisi le bouledogue continental ? 

« Je me suis orientée vers le Continental Bulldog un peu involontairement. C’est une race récente, mais de plus en plus connue. À l’origine, je voulais un boxer, mais les éleveurs que je contactais ne voulaient pas m’en vendre, en raison de mon appartement, etc. BREF ! Une éleveuse m’a parlé du Continental Bulldog et m’a dit que c’était une bonne alternative au boxer. Quand je me suis renseignée, j’ai trouvé que c’était une option intéressante ! Une nouvelle race qui vise à éviter les hypertypes chez les bouledogues et à réduire les problèmes de santé, etc ! J’ai donc mis une alerte sur Leboncoin (MDR ! Bon, on est pas là pour juger, EH OH ! J’ai changé maintenant, ahah !)

Pendant l’été, je n’ai pas arrêté de harceler mon copain, je sentais que c’était le moment et tout ! Mais bon, nous n’étions pas convaincus à 100% par la race car elle est physiquement très instable, avec des nez très longs ou très courts, des bulldogs athlétiques ou de petits gnocchis, enfin bref ! Ah et on voulait qu’elle s’appelle Roxy parce que c’était l’année des R ! 

Et là, la belle Roxie est apparue sur Leboncoin ! Sur les photos, il y avait deux chiennes à vendre, une avec une queue « normale » et une sans queue. L’une s’appelait Rimmel et l’autre Roxie. Mon copain préférait un Continental Bulldog sans queue (on ne les coupe pas, c’est une malformation), et moi je voulais un Continental Bulldog assez énergique et sportif.

Donc, sur les photos, nous avons flashé pour l’une d’entre elles, mais nous ne connaissions pas son nom ! Et elle nous a dit qu’elle s’appelait Roxie et qu’elle serait très sportive ! Donc, le lendemain, direction l’élevage, et voilà ! J’ai acheté ma plus grosse charge mentale 🤣 ».

 

 

Qui est Roxie ? 

« Roxie est une chienne assez fascinante, dotée d’une grande force mentale. Elle est gentille et bienveillante envers ses congénères, mais bourrineuse si un chien est insistant ou si une situation la met mal à l’aise. Elle n’est pas très « joueuse », sauf avec les chiens qu’elle connaît bien. Elle protège ses ressources quand il s’agit de mâcher des objets et réagit si un chien ne respecte pas ses signaux. Elle est très active, minimum 1h30 de promenade par jour. Elle n’est pas du tout tactile, ce n’est pas le profil de chien qui vous fera de grandes léchouilles ! Elle a un fort besoin masticatoire, demandant quotidiennement à mastiquer. J’opte pour de la mastication naturelle, appétentes et de durée moyenne.

Chez Roxie ce qui est fou c’est son focus sur moi. Dès le premier jour c’était hallucinant, cette capacité à immédiatement me faire confiance. C’est quelque chose que j’ai énormément renforcé et qui me permet aujourd’hui de pouvoir l’avoir très souvent en libre et lui faire une confiance aveugle ! 

Roxie est très sensible à l’environnement urbain, en particulier aux bruits. J’ai un peu mis de côté ce travail car je n’en ressens pas le besoin au quotidien. Maintenant que nous habitons à Pessac, nous pouvons continuer à travailler sur cette sensibilité à son rythme, en la laissant choisir les parcours, car elle connaît parfaitement la région. Quand elle décide, tout est plus facile.

La deuxième grande difficulté avec Roxie, ce sont les humains. Elle est craintive envers eux. Petite, elle faisait des écarts sur les trottoirs, mais aujourd’hui, elle peut gérer des croisements rapprochés. Elle demande avant tout à être ignorée. Après 3 ans à devoir expliquer à la terre entière comment se comporter. J’ai abandonné et j’interdis très fermement de l’approcher. C’est triste d’en arriver là, mais la priorité est le bien-être de nos chiens, pas le regard des autres. Roxie n’aime pas les gens, et alors ? Mon rôle en tant qu’humaine est de la protéger en respectant qui elle est. »

 

Quelles activités je pratique avec Roxie ? 

« Avec Roxie, nous pratiquons régulièrement le mantrailing, qui consiste à retrouver une personne cachée en forêt. C’est une activité qu’il faut réaliser avec un professionnel, et en Gironde, plusieurs professionnels proposent cette activité, comme Ka’Educk. Les débuts n’ont pas été faciles pour Roxie, étant donné sa crainte des humains, mais l’activité l’a aidée à prendre des décisions indépendantes et à gagner en confiance.

Nous avons également essayé l’agility, et elle adore ça. J’ai pratiqué cette activité au club à Soussan, où les monitrices sont adorables et bienveillantes. Je les recommande à 1000 %. »

Est-ce que les traits de personnalité de Roxie correspondent aux standards du bouledogue continental ? 

« Je pense qu’aujourd’hui en France, le bouledogue continental est un chien sensible, bien que le standard initial doit être différent. Le bouledogue continental de base était censé être sûr de lui et téméraire, mais aujourd’hui, je trouve que se sont principalement des chiens assez sensibles. Je pense que là où Roxie correspond plutôt bien à sa race c’est à travers son amour pour le travail.

Mais c’est difficile d’être objective parce qu’il n’y pas assez le bouledogue continental pour pouvoir comparer Roxie à sa race, je trouve. » 

 

Mes conseils avant d’adopter un bouledogue continental 

« Je pense qu’il faut d’abord se poser toutes les questions classiques pour adopter un chien, c’est-à-dire, suffisamment de temps, d’argent, l’environnement adapté, etc. Parce qu’en soit le bouledogue continental est un chien que je trouve plutôt « facile ». Je pense qu’il ne faut juste pas se dire qu’on adopte un bouledogue, c’est un conti et ça demande quand même un peu plus que les autres bouledogues français, anglais ou autre.

Ensuite, je recommande pas forcément d’adopter un bouledogue continental en France. Juste pour une petite idée, le papa de Roxie a fait une dizaine de portés donc niveau consanguinité il risque d’y avoir un souci. ^^

J’essaierais de regarder en Suisse, où ils sont originaires, pour m’approcher du standard recherché par la créatrice. Si cela s’avère difficile, il est important de se faire accompagner par un professionnel pour choisir un élevage et être bien guidé dès les premiers jours, afin d’éviter les erreurs que j’ai commises. »

 

 

Une anecdote avec Roxie 

« Ce n’est pas du tout une anecdote amusante, mais je pense que c’est ce qui m’a le plus marqué ! Nous avons décidé de passer une journée au ski avec mon copain. Nous devions laisser Roxie chez mes parents (qu’elle n’apprécie pas beaucoup). Les montagnes sont à 3-4 heures de Bordeaux, donc après quelques descentes, ma mère m’a appelé, et Roxie s’était échappée. Là, panique totale, j’ai inondé les pages Instagram et essayé de contacter les plus de personnes possibles avec le super réseau de la montagne ! Nous avons reçu plusieurs signalements, elle courait sur des routes départementales à des kilomètres de la maison. Mes parents la cherchaient, mais nous savions qu’elle ne les suivrait jamais si elle les voyait ! Des amies de Bordeaux ont commencé à se diriger vers la maison de mes parents dans le 47 ! Ma meilleure amie, qui habite là-bas, aidait mes parents, et au bout de 5 heures, Roxie était revenue, et ils l’avaient retrouvée, elle avait retrouvé la maison de mes parents ! Donc, ce boubou sauvage a parcouru 15 kilomètres en 5 heures. Heureusement, il ne lui est rien arrivé, et le soutien des gens sur les réseaux sociaux a été incroyable ! »

Les surnoms de Roxie : Taz, le boubou sauvage du Bassin

 

 

Crédits photographie : MDZ Photographie & Tiphaine Photographie